14 juin 2008
Que de changements !
Depuis la dernière mise à jour, que de changements dans et autour du gîte. Dorénavant, nous avons les réseaux électriques, télécoms et l’eau à l’intérieur (froide pour l’instant), des vrais toilettes (plus besoin de sciure !), une station d’épuration en marche, deux chambres, un beau berceau, l’escalier (ça soulage Sheila d’un grand poids), un début de salle de bains, et nous attendons, mardi, une ligne téléphonique (et une future connexion internet 512Ko… ouh !), et ces prochains jours le consuel pour valider l’installation électrique… On croise les doigts…
Sinon, la famille se porte plutôt bien. Sheila est en arrêt à la maison (plus de trajets tous les jours..) et se gave de travaux manuels en tous genres. Atchoum bouge dans tous les sens et regrette déjà qu’on ait abandonné son premier prénom Zinédine. Soif est toujours au turbin dans le gîte, mais compte attaquer, coûte que coûte, l’habitation au 1er juillet. Caya grandit, a trouvé un pote inséparable et va bientôt fêter son premier anniversaire. Sans oublier Noé, qui, après un an passé avec nous, est parti rejoindre son milieu naturel. Vive la liberté !
Sinon, le temps ne nous épargne pas depuis notre arrivée, il pleut 5 jours sur 7, c’est l’horreur. Nous allons investir dans une cuve d’eau de pluie, c’est prévu. Pis peut-être abandonner les panneaux solaires… est-ce utile ici ?
Bref, bisous à vous tous, et spécialement aux nouveaux mariés (et ils sont nombreux !), aux futurs parrain et marraine et au p’tit gars qui vient de débarquer sur cette planète…
Une sortie de toit pour la chaudière !
Le système de chauffage de notre habitation sera alimenté par une chaudière bois. Il faut donc prévoir le mécanisme d’évacuation des fumées. Des tuyaux en inox, partant de la chaufferie jusqu’à la sortie de toit, traversent donc le gîte.
Avant de commencer, nous avons décidé de l’emplacement exact de la cheminée, au bord d’ un des pignons.
Nous avons acheté la sortie de toit toute prête, 400 x 400 mm, crépie au ton voulu, avec un diamètre de tuyau d’évacuation de 153 mm et le socle qui va avec. Il faut calculer avant l’achat la pente du toit. Ne pas oublier que les normes obligent à la laisser dépasser du toit d’au moins 40 cm.
Pour le reste, la pose est assez basique.
- enlever les tuiles et couper les liteaux qui gênent
- mettre un liteau de renfort à l’endroit où le socle va reposer (il y a un rebord prévu)
- placer le socle à l’endroit exact et mettre la bavette en plomb
- reposer les tuiles pleines et exécuter les découpes des autres autour du socle
- venir « encliqueter » la sortie de toit sur le socle et la fixer à l’aide des attaches fournies. Il a fallu la faire passer par le vélux. C’est pas léger en plus. Du côté sécurité, on a ressorti le baudrier et la grosse corde attachée à la charpente. Ne jamais sous-estimer un toit …
- voilà le résultat
L’évacuation des fumées
Nous avons donc installé des tuyaux en inox, reliés à la sortie de toit, afin d’évacuer les fumées de la chaudière. Ils s’assemblent à l’aide de colliers en inox. Les normes en vigueur n’autorisent que des évacuations verticales, à l’exception d’une seule partie non verticale, oblique, c’est-à-dire pas plus de deux dévoiements (coudes) à 45°..
De plus, comme le conduit traverse le gîte, nous cloisonnons autour avec du placo. Il faut donc respecter une distance de sécurité entre des matériaux combustibles (là le plâtre) et le tuyau d’au moins 8 cm.
Passage du réseau d’eau potable
De gros travaux de terrassements ont été effectués.
Dans une tranchée, nous avons passé le réseau d’eau potable provenant du coffret de la SAUR en bordure de notre propriété jusque dessous le gîte. Nous avons installé un tuyau PE (noir avec un trait bleu) d’assez grosse section (diamètre 32 mm) afin d’avoir du débit pour deux habitations. C’est notre arrivée d’eau alors ne pas lésiner sur la section et le sable pour la protéger. Nous avons mis une gaine autour, mais à vrai dire, pas la peine.
En même temps, dans la même tranchée, un peu en dessous, nous avons enterré un câble de terre en cuivre. Prolongé sous la dalle sous le gîte, ce sera notre mise à la terre (ce sera bien meilleur qu’un piquet).
La méthode de mise en œuvre sera mieux comprise avec ce schéma
Il a fallu casser la dalle de porte, bien ferraillée, au burineur, pour pouvoir amener le tuyau en sous-sol. Une galère !
Passage du réseau électrique et télécom
Une entreprise du village est venue nous faire les terrassements afin de passer les câbles électriques de notre coffret extérieur jusqu’au tableau électrique gîte. Le câble blanc est l’asservissement (pour les heures pleines et creuses), le noir est composé de 4 câbles en cuivre de section 16 mm2 (3 phases et un neutre, si un jour on décide de passer en triphasé). Ils doivent être mis dans une gaine de diamètre 90 mm. C’est comme ça ! 30 mètres à faire rentrer, ça commence à faire !
En même temps, on a fait passer la gaine télécom du poteau France télécom en face de chez nous, de l’autre côté de la route jusqu’au gîte. Là, pas de câble dans la gaine, FT vient le passer lui-même.
Il a donc fallu creuser des tranchées partout dans la propriété (environ 40 mètres), et, du coup, défoncer la route. Puis nous avons du percer le mur de 60 cm d’épaisseur au burineur (heureusement qu’il est là !) pour amener ces gaines au sous-sol. On est bien content …
La mise en œuvre est résumée sur ce schéma.
Petit florilège de photos pour vous donner une idée..
Réseau d’assainissement
En avril, nous avons branché notre micro station d’épuration, et, de ce fait, installé le réseau d’évacuation des eaux usées.
On considère deux types d’eaux à évacuer via deux réseaux principaux distincts n100 mm:
- les eaux usées (eaux de vaisselles, douche, machine à laver…)
- les eaux vannes (WC)
La règle est que chaque élément vient se greffer sur le réseau principal d’eaux usées :
- lavabo n 32 mm
- évier, machine à laver, lave-vaisselle, douche n 40 mm
- baignoire n 50 mm
- 3 éléments n 80 mm
Pour mettre en forme toute cette théorie, il faut jouer avec les tuyaux, les raccords, les réductions, les coudes à 45°, à 67°, à 87°, les manchons, les culottes de branchement, mâle, femelle..
Quelques conseils tout de même :
- prévoir des bouchons de dégorgement (comme son nom l’indique) à chaque bout de canalisation
- respecter les pentes 2 cm/m environ et il n’y aura aucun problème
- préférer deux coudes à 45° mis bout à bout plutôt qu’un coude à 87°
- coller les éléments à la colle PVC des deux côtés après avoir poncé légèrement à la toile émeri
- et surtout mettre des siphons à chaque appareil, sinon merci les odeurs !
Nous nous sommes arrangés pour que les deux réseaux principaux viennent se rejoindre en un point au sous-sol et être évacués jusque la station par un canalisation n 125 mm. Entre celle-ci et le filtre, il a fallu raccorder en n 100 mm.
La tranchée étant faite, nous avons nivelé le fond avec du sable pour dessiner la pente de la canalisation (qui est de 4cm/m), posé le tuyau PVC et recouvert de sable puis de terre (même principe que l’eau, l’élec…) . 4%, l’écoulement est facilement assuré.
En même temps, nous avons passé un tuyau d’eau pour alimenter un robinet de jardin et un câble électrique pour le compresseur.
Oh les belles nourrices !
Le mois dernier, nous avons fait l’installation de l’eau potable au sous-sol. Dans le coffret extérieur où se trouve le compteur, nous avons rajouté une vanne d’arrêt et un réducteur de pression à 3 bars, car l’eau de ville arrive à fond les ballons….ça usera moins les différents appareils de la maison.
En fait, l’eau du réseau public arrive sur une grande nourrice principale, qui dessert des nourrices secondaires :
- une dans le gîte pour l’évier, lavabo, douche, WC, lave-vaisselle, machine à laver (nous avions montré les photos en février)
- une au Rdc de notre habitation pour l’évier, WC, lave-vaisselle
- une à l’étage pour la baignoire, la douche, le lavabo, les WC
Puis cette nourrice principale dessert également un évier, une machine à laver au sous-sol, un robinet extérieur et les chauffe-eau.
Voilà un schéma récapitulatif du réseau général (gîte + habitation)
Le placo à l’étage c’est fini !
A l’étage, toutes les cloisons ont été montées. Les deux chambres sont en place avec leur porte attitrée, le couloir est terminé, la pièce technique où sont installés VMC et chauffe-eau également. Nous sommes donc en plein joints de placo, sous-couche et tout i quanti...
Pour les joints,nous utilisons les bandes callico autocollantes (c’est nikel) placées à cheval sur les deux plaques au niveau du raccord, puis nous passons l’enduit pâte à la spatule. Le plus compliqué est de reboucher les espaces entre les plaques de placo et les poutres… et du bois il n’en manque pas.
Pour les angles saillants, comme autour des velux par exemple, nous mettons des bandes armées pour que les finitions des arêtes soient propres…
Pour la sous-couche, faire au rouleau. C’est dingue comme ça boit le placo, on ne voit pas où on est passé…10 minutes après, c’est plus clair…
Comme nous n’avons spécialement envie de perdre notre temps, nous laissons tomber l’étape du ponçage et de l’esthétique. De toute manière, nous recouvrons d’enduit à cirer, les défauts seront donc dissimulés.
Voilà donc la grande chambre
la petite chambre
le couloir avec l’escalier en sapin, que les menuisiers sont venus poser début juin.
Branchement et mesure de la terre
L’important, dans une maison, pour la sécurité, est une bonne mise à la terre. Il y a différentes méthodes, soit on plante un piquet d’un mètre à peu près, soit on passe un câble dans les fondations de la maison, soit dans les tranchées.
En ce qui nous concerne, nous avons passé environ 35 mètres câble de cuivre nu de section 25 mm2 dans la tranchée d’eau potable (cf. précédemment) et dans les fondations du sous-sol avant la dalle (encore en chantier d’ailleurs !).
Ce câble remonte en surface jusqu’à une barrette de coupure (comme son nom l’indique !).
Puis repart un conducteur principal de cuivre gainé de couleur jaune et vert (section 16 mm2) jusqu’au tableau électrique principal.
Pour mesurer la valeur de terre (il faut qu’elle soit inférieure à 100 ohms), des collègues d’Edf de Sheila nous ont passé un petit appareil spécifique. C’est la méthode des 62%. Il faut brancher des fiches sur la barrette et à l’extérieur sur deux piquets plantés dans le sol. Le premier (B) est à N mètres du point le plus loin du câble de cuivre nu (A), le second (C) à 62% de la distance AB en partant de A. Les points A,B,C étant alignés.
Comme vous pouvez le constater, on a un résultat de malade !
Tableau électrique
Pour s’attaquer à l’électricité et respecter toutes les normes (et y’en a un paquet), il faut se munir d’un bon bouquin sérieux (l’installation électrique comme un pro, édition ayrolles).
En gros, pour chaque circuit (éclairage, prises, chauffage), il faut relier à un disjoncteur divisionnaire 16A, 20A, 32A (suivant section des fils 1,5mm2 ; 2,5mm2 ; 6mm2…). Si il y a surcharge ou court-circuit, ça saute !
Plusieurs disjoncteurs divisionnaires sont eux-mêmes reliés à des interrupteurs différentiels en 10 mm2. Ils détectent les fuites de courant et donc protègent les personnes. Ils sont reliés au disjoncteur principal, via des borniers de phase et de neutre en 10 mm2.
Deux/Trois règles à respecter pour le consuel :
- hauteur du tableau supérieur à 1.00m du sol et inférieur à 1.80m
- séparer les courants forts (élec) des courants faibles (TV, PTT), donc deux goulottes..
- attention aux sections
- la terre partout
- l’axe des prises à au moins 5 cm du sol
- l’axe des interrupteurs entre 0.80 et 1.30m
Et surtout, que ça soit présentable, sinon on ne s’y retrouve plus…
En attendant le consuel…
28 mars 2008
VMC
Oh le beau chapeau de toiture pour la VMC
Des cloisons !
L’isolation sous toiture étant faite, nous avons pu nous appuyer dessus pour attaquer les contours (10 cm devant les parpaings). Puis, les cloisons intérieures séparant les pièces (chambres). Surtout ne pas oublier de passer les gaines électriques. C’est toujours le même système (comme le rez-de-chaussée). Des rails, des montants, de la laine de verre, du placo, des vis en veux-tu en voilà…
En passant, les fenêtres, lucarne et velux (ouvertures verticales et horizontales pour faire entrer le maximum de lumière) sont fermés…
Des combles aménagés !
Les combles, devenant habitables, demandent une isolation exemplaire. Alors, à chacun sa technique et ses matériaux. Nous avons suivi ce principe
Quelques explications s’imposent:
- les récentes normes réclament 24 cm de laine de verre (ça fait tout de même une belle épaisseur) avec pare-vapeur, posé côté chaud (pour éviter la condensation dans les pièces chauffées)
- une lame d’air entre les tuiles et l’isolant est indispensable pour éviter que ce dernier soit humide et favoriser la ventilation naturelle du toit. Dans notre cas, ce sera l’épaisseur du chevron, soit 7-8 cm.
- Pose de suspentes tous les 50 cm dans le sens de la hauteur, 120 maxi dans la longueur. Il faut commencer par mettre celles aux extrémités, puis tirer un cordeau et fixer les intermédiaires.
- On vient « embrocher » la laine de verre sur les suspentes, puis on y fixe les fourrures (c’est le schéma identique au plafond). Par contre, c’est l’horreur, on en prend plein la …bip !…La laine de verre vole de partout. On passe le temps à tousser.
- Pose du placo à l’aide de notre bon ami le lève plaque. Les découpes autour des poutres sont assez sympa à effectuer, vous vous en doutez…. Petit florilège !
Retour à la civilisation !
Quelques photos pour vous montrer le retour à la pseudo civilisation (et oui nous sommes toujours raccordé chez le voisin en eau et élec..) depuis début février. Nous avons emménagé au rez-de-chaussée du gîte. Et déjà … le bordel…
Que de chemin parcouru depuis 10 mois..
Petit cours sur le carrelage…
Il existe différents types de carrelage, aussi divers en matériau, qu’en format ou en prix :
- le grès cérame. Mélange d’Argiles+Kaolin+Silice, cuit à 1400°C et pressé. Très résistant aux chocs et produits chimiques. Pour tout type de sol.
- le grès étiré. Mélange d’Argiles+Chamotte (pierre volcanique). A un grain assez rugueux.
- le grès émaillé. Argiles cuites à hautes températures. Deux méthodes sont possibles, soit, après une première cuisson, l’émail y est déposé, puis cuit une seconde fois pour l’y fixer, soit l’émail et l’argile sont cuits en même temps à 1200°C. Ce type de revêtement est fort utilisé (c’est d’ailleurs notre choix pour le gîte), mais assez fragile aux chocs et rayures.
- le grès vitrifié. C’est une porcelaine pressée et non émaillée, à grain très fin, délicat.
- les terres cuites, fabriquées à partir d’argiles naturelles cuites à 900°C, assez rustiques et chaleureuses, faits main ou industrielles.




























































