14 juin 2008
L’évacuation des fumées
Nous avons donc installé des tuyaux en inox, reliés à la sortie de toit, afin d’évacuer les fumées de la chaudière. Ils s’assemblent à l’aide de colliers en inox. Les normes en vigueur n’autorisent que des évacuations verticales, à l’exception d’une seule partie non verticale, oblique, c’est-à-dire pas plus de deux dévoiements (coudes) à 45°..
De plus, comme le conduit traverse le gîte, nous cloisonnons autour avec du placo. Il faut donc respecter une distance de sécurité entre des matériaux combustibles (là le plâtre) et le tuyau d’au moins 8 cm.
Passage du réseau d’eau potable
De gros travaux de terrassements ont été effectués.
Dans une tranchée, nous avons passé le réseau d’eau potable provenant du coffret de la SAUR en bordure de notre propriété jusque dessous le gîte. Nous avons installé un tuyau PE (noir avec un trait bleu) d’assez grosse section (diamètre 32 mm) afin d’avoir du débit pour deux habitations. C’est notre arrivée d’eau alors ne pas lésiner sur la section et le sable pour la protéger. Nous avons mis une gaine autour, mais à vrai dire, pas la peine.
En même temps, dans la même tranchée, un peu en dessous, nous avons enterré un câble de terre en cuivre. Prolongé sous la dalle sous le gîte, ce sera notre mise à la terre (ce sera bien meilleur qu’un piquet).
La méthode de mise en œuvre sera mieux comprise avec ce schéma
Il a fallu casser la dalle de porte, bien ferraillée, au burineur, pour pouvoir amener le tuyau en sous-sol. Une galère !
Passage du réseau électrique et télécom
Une entreprise du village est venue nous faire les terrassements afin de passer les câbles électriques de notre coffret extérieur jusqu’au tableau électrique gîte. Le câble blanc est l’asservissement (pour les heures pleines et creuses), le noir est composé de 4 câbles en cuivre de section 16 mm2 (3 phases et un neutre, si un jour on décide de passer en triphasé). Ils doivent être mis dans une gaine de diamètre 90 mm. C’est comme ça ! 30 mètres à faire rentrer, ça commence à faire !
En même temps, on a fait passer la gaine télécom du poteau France télécom en face de chez nous, de l’autre côté de la route jusqu’au gîte. Là, pas de câble dans la gaine, FT vient le passer lui-même.
Il a donc fallu creuser des tranchées partout dans la propriété (environ 40 mètres), et, du coup, défoncer la route. Puis nous avons du percer le mur de 60 cm d’épaisseur au burineur (heureusement qu’il est là !) pour amener ces gaines au sous-sol. On est bien content …
La mise en œuvre est résumée sur ce schéma.
Petit florilège de photos pour vous donner une idée..
Réseau d’assainissement
En avril, nous avons branché notre micro station d’épuration, et, de ce fait, installé le réseau d’évacuation des eaux usées.
On considère deux types d’eaux à évacuer via deux réseaux principaux distincts n100 mm:
- les eaux usées (eaux de vaisselles, douche, machine à laver…)
- les eaux vannes (WC)
La règle est que chaque élément vient se greffer sur le réseau principal d’eaux usées :
- lavabo n 32 mm
- évier, machine à laver, lave-vaisselle, douche n 40 mm
- baignoire n 50 mm
- 3 éléments n 80 mm
Pour mettre en forme toute cette théorie, il faut jouer avec les tuyaux, les raccords, les réductions, les coudes à 45°, à 67°, à 87°, les manchons, les culottes de branchement, mâle, femelle..
Quelques conseils tout de même :
- prévoir des bouchons de dégorgement (comme son nom l’indique) à chaque bout de canalisation
- respecter les pentes 2 cm/m environ et il n’y aura aucun problème
- préférer deux coudes à 45° mis bout à bout plutôt qu’un coude à 87°
- coller les éléments à la colle PVC des deux côtés après avoir poncé légèrement à la toile émeri
- et surtout mettre des siphons à chaque appareil, sinon merci les odeurs !
Nous nous sommes arrangés pour que les deux réseaux principaux viennent se rejoindre en un point au sous-sol et être évacués jusque la station par un canalisation n 125 mm. Entre celle-ci et le filtre, il a fallu raccorder en n 100 mm.
La tranchée étant faite, nous avons nivelé le fond avec du sable pour dessiner la pente de la canalisation (qui est de 4cm/m), posé le tuyau PVC et recouvert de sable puis de terre (même principe que l’eau, l’élec…) . 4%, l’écoulement est facilement assuré.
En même temps, nous avons passé un tuyau d’eau pour alimenter un robinet de jardin et un câble électrique pour le compresseur.
Oh les belles nourrices !
Le mois dernier, nous avons fait l’installation de l’eau potable au sous-sol. Dans le coffret extérieur où se trouve le compteur, nous avons rajouté une vanne d’arrêt et un réducteur de pression à 3 bars, car l’eau de ville arrive à fond les ballons….ça usera moins les différents appareils de la maison.
En fait, l’eau du réseau public arrive sur une grande nourrice principale, qui dessert des nourrices secondaires :
- une dans le gîte pour l’évier, lavabo, douche, WC, lave-vaisselle, machine à laver (nous avions montré les photos en février)
- une au Rdc de notre habitation pour l’évier, WC, lave-vaisselle
- une à l’étage pour la baignoire, la douche, le lavabo, les WC
Puis cette nourrice principale dessert également un évier, une machine à laver au sous-sol, un robinet extérieur et les chauffe-eau.
Voilà un schéma récapitulatif du réseau général (gîte + habitation)
Le placo à l’étage c’est fini !
A l’étage, toutes les cloisons ont été montées. Les deux chambres sont en place avec leur porte attitrée, le couloir est terminé, la pièce technique où sont installés VMC et chauffe-eau également. Nous sommes donc en plein joints de placo, sous-couche et tout i quanti...
Pour les joints,nous utilisons les bandes callico autocollantes (c’est nikel) placées à cheval sur les deux plaques au niveau du raccord, puis nous passons l’enduit pâte à la spatule. Le plus compliqué est de reboucher les espaces entre les plaques de placo et les poutres… et du bois il n’en manque pas.
Pour les angles saillants, comme autour des velux par exemple, nous mettons des bandes armées pour que les finitions des arêtes soient propres…
Pour la sous-couche, faire au rouleau. C’est dingue comme ça boit le placo, on ne voit pas où on est passé…10 minutes après, c’est plus clair…
Comme nous n’avons spécialement envie de perdre notre temps, nous laissons tomber l’étape du ponçage et de l’esthétique. De toute manière, nous recouvrons d’enduit à cirer, les défauts seront donc dissimulés.
Voilà donc la grande chambre
la petite chambre
le couloir avec l’escalier en sapin, que les menuisiers sont venus poser début juin.
Branchement et mesure de la terre
L’important, dans une maison, pour la sécurité, est une bonne mise à la terre. Il y a différentes méthodes, soit on plante un piquet d’un mètre à peu près, soit on passe un câble dans les fondations de la maison, soit dans les tranchées.
En ce qui nous concerne, nous avons passé environ 35 mètres câble de cuivre nu de section 25 mm2 dans la tranchée d’eau potable (cf. précédemment) et dans les fondations du sous-sol avant la dalle (encore en chantier d’ailleurs !).
Ce câble remonte en surface jusqu’à une barrette de coupure (comme son nom l’indique !).
Puis repart un conducteur principal de cuivre gainé de couleur jaune et vert (section 16 mm2) jusqu’au tableau électrique principal.
Pour mesurer la valeur de terre (il faut qu’elle soit inférieure à 100 ohms), des collègues d’Edf de Sheila nous ont passé un petit appareil spécifique. C’est la méthode des 62%. Il faut brancher des fiches sur la barrette et à l’extérieur sur deux piquets plantés dans le sol. Le premier (B) est à N mètres du point le plus loin du câble de cuivre nu (A), le second (C) à 62% de la distance AB en partant de A. Les points A,B,C étant alignés.
Comme vous pouvez le constater, on a un résultat de malade !
Tableau électrique
Pour s’attaquer à l’électricité et respecter toutes les normes (et y’en a un paquet), il faut se munir d’un bon bouquin sérieux (l’installation électrique comme un pro, édition ayrolles).
En gros, pour chaque circuit (éclairage, prises, chauffage), il faut relier à un disjoncteur divisionnaire 16A, 20A, 32A (suivant section des fils 1,5mm2 ; 2,5mm2 ; 6mm2…). Si il y a surcharge ou court-circuit, ça saute !
Plusieurs disjoncteurs divisionnaires sont eux-mêmes reliés à des interrupteurs différentiels en 10 mm2. Ils détectent les fuites de courant et donc protègent les personnes. Ils sont reliés au disjoncteur principal, via des borniers de phase et de neutre en 10 mm2.
Deux/Trois règles à respecter pour le consuel :
- hauteur du tableau supérieur à 1.00m du sol et inférieur à 1.80m
- séparer les courants forts (élec) des courants faibles (TV, PTT), donc deux goulottes..
- attention aux sections
- la terre partout
- l’axe des prises à au moins 5 cm du sol
- l’axe des interrupteurs entre 0.80 et 1.30m
Et surtout, que ça soit présentable, sinon on ne s’y retrouve plus…
En attendant le consuel…
28 mars 2008
VMC
Oh le beau chapeau de toiture pour la VMC
Des cloisons !
L’isolation sous toiture étant faite, nous avons pu nous appuyer dessus pour attaquer les contours (10 cm devant les parpaings). Puis, les cloisons intérieures séparant les pièces (chambres). Surtout ne pas oublier de passer les gaines électriques. C’est toujours le même système (comme le rez-de-chaussée). Des rails, des montants, de la laine de verre, du placo, des vis en veux-tu en voilà…
En passant, les fenêtres, lucarne et velux (ouvertures verticales et horizontales pour faire entrer le maximum de lumière) sont fermés…













































