06 novembre 2009
WC bas + évacuations
Dans les toilettes au RDC, nous avons installé le cadre des WC suspendus. Il en existe plusieurs modèles, celui-ci s’ancre exclusivement au sol (perçage de la dalle en ø 8cm puis fixation des pieds avec chevilles et tirefonds).
Les WC suspendus, c’’est le top ! D’abord, d’un point de vue hygiénique (nettoyage dessous). Ensuite, de part l’esthétique, on ne voit que la cuvette et le bouton de la chasse. Par contre, faut presque faire polytechnique pour fixer le cadre, la pipe d’évacuation et adapter la cuvette…
Du coup, nous avons enchainé sur la pose du réseau d’évacuations des eaux usées (et oui encore !), qui se trouvera derrière le mur, passera sous la porte entre la buanderie et la salle à manger, pour se rejeter dans le réseau principal. En gros de à droite de cette porte, il y a les évacuations de la cuisine et la salle de bains (voir articles précédents), et à gauche, les WC et lave-mains.
A noter, nous avons prévu un morceau de canalisation qui ira jusqu’au toît afin de faire évent des mauvaises odeurs.
Rappel des diamètres : - WC ø 100mm - lave-mains ø 32mm - réseaux principaux ø 100mm
24 octobre 2009
Pour commencer
La salle de bains se situe pile poil au-dessus de la cuisine. Les réseaux sont donc concentrés au même endroit, juste derrière la cloison cette dernière.
Une petite photo globale du montage permettra la compréhension avant de rentrer dans le détail…
Les évacuations sdb + cuisine
Commençons par les évacuations.
D’abord, il faut faire 2 réseaux distincts (eaux usées et eaux vannes) qui partent du haut, ramènent les eaux de salle de bains, descendent à la cuisine, traversent le mur et se rejettent côté buanderie.
Récapitulatif des diamètres d’évacuation:
- douche ø 50mm
- baignoire ø 50mm
- lavabo ø 32mm
- évier + lave-vaisselle (branchés ensemble sur le siphon de l’évier) ø 40mm
- wc ø 100mm
- réseau principal ø 100mm
Pour coller les tuyaux et raccords ensemble, rien de bien sorcier !
- Poncer la partie mâle, puis la partie femelle
- Badigeonner gracieusement (ne pas lésiner) de colle la partie mâle
- Mettre de la colle au bord de la partie femelle
- Rentrer l’un dans l’autre, essuyer l’excédent de colle
- faire une pente de 2 cm/m
- Mettre en eau (essai) au bout d’une 1/2h – 1h
14 juin 2008
Réseau d’assainissement
En avril, nous avons branché notre micro station d’épuration, et, de ce fait, installé le réseau d’évacuation des eaux usées.
On considère deux types d’eaux à évacuer via deux réseaux principaux distincts n100 mm:
- les eaux usées (eaux de vaisselles, douche, machine à laver…)
- les eaux vannes (WC)
La règle est que chaque élément vient se greffer sur le réseau principal d’eaux usées :
- lavabo n 32 mm
- évier, machine à laver, lave-vaisselle, douche n 40 mm
- baignoire n 50 mm
- 3 éléments n 80 mm
Pour mettre en forme toute cette théorie, il faut jouer avec les tuyaux, les raccords, les réductions, les coudes à 45°, à 67°, à 87°, les manchons, les culottes de branchement, mâle, femelle..
Quelques conseils tout de même :
- prévoir des bouchons de dégorgement (comme son nom l’indique) à chaque bout de canalisation
- respecter les pentes 2 cm/m environ et il n’y aura aucun problème
- préférer deux coudes à 45° mis bout à bout plutôt qu’un coude à 87°
- coller les éléments à la colle PVC des deux côtés après avoir poncé légèrement à la toile émeri
- et surtout mettre des siphons à chaque appareil, sinon merci les odeurs !
Nous nous sommes arrangés pour que les deux réseaux principaux viennent se rejoindre en un point au sous-sol et être évacués jusque la station par un canalisation n 125 mm. Entre celle-ci et le filtre, il a fallu raccorder en n 100 mm.
La tranchée étant faite, nous avons nivelé le fond avec du sable pour dessiner la pente de la canalisation (qui est de 4cm/m), posé le tuyau PVC et recouvert de sable puis de terre (même principe que l’eau, l’élec…) . 4%, l’écoulement est facilement assuré.
En même temps, nous avons passé un tuyau d’eau pour alimenter un robinet de jardin et un câble électrique pour le compresseur.
13 novembre 2007
Notre micro station d’épuration
Nous avons choisi, pour notre système d’assainissement individuel, une micro station d’épuration. Généralement, la fosse septique est de vigueur quand aucun réseau public n’existe. Le problème est multiple : d’abord, l’épandage qui la suit prend beaucoup de place (dans notre cas, 2 habitations donc environ 40 m²), et c’est ce que nous ne voulions pas ; ensuite, les distances à respecter sont de 3 mètres en ce qui concerne les plantations, de 5 mètres au droit des bâtiments. Vu la configuration de notre terrain, nous n’étions pas chaud… Il devenait difficile d’implanter de la végétation et de faire un aménagement sympa. Alors…
Il y a 2 écoles en matière d’assainissement. Ceux qui pensent que les fosses restent les meilleurs systèmes, les autres qui croient aux autres alternatives modernes. A titre comparatif, une fosse avec épandage (sable, zéolithe ou autre) semble épurer entre 85 et 90%. La micro station, semble épurer plus de 90%. A vrai dire, nous, personnellement, n’en savons rien… Notre choix a plutôt été guidé par 3 choses : le gain de place qu’elle procure, l'absence d’odeurs (pas de ventilation comme pour les fosses) et le fait que l’eau épurée qui sort de la station est réutilisable en irrigation pour les végétaux (arbres, arbustes) par un réseau à poser. Par contre éviter 2 choses : planter des bambous, hêtres et peupliers, car les racines remontent et utiliser l’eau pour le potager (ça reste des eaux usées quand même !).
Alors le principe de la micro station (dimensions n1,50m h=2,00m) est simple. Les eaux usées (cuisines, salle d’eau, lave linge) et les eaux vannes (toilettes) sont acheminées dans la station par une canalisation unique n 100 mm. Elles sédimentent dans un bac décanteur-débourbeur, les parties lourdes tombant dans le fond. Les eaux prétraitées transitent dans un autre compartiment dit d’activation et sont oxygénées à l’aide d’un petit compresseur 45W. L’activation permet l’oxydo-réduction des matières organiques. Enfin, elles passent dans le dernier bac, le clarificateur, pour être évacuées vers un filtre.
Le filtre (dimensions n1,00m h=1,50m), lui, est un récipient qui se compose d’une couche d’ un mètre de gravier, d’une géogrille, de 10cm de zéolithe (comme du sable d’aquarium), d’une autre géogrille puis de 5cm de pouzzolane (de la pierre de lave). En fait, la pouzzolane capte les matières en suspension les plus grosses, la zéolithe capte les résidus, les graviers permet l’écoulement vers le rejet. La pompe s’occupe du reste.
Voilà donc l’installation complète.
Il ne reste plus que le diam 100 à poser entre la station et le filtre, et la canalisation entre le bâtiment et la station. L’entreprise devait le faire, mais manque de temps ne l’a pas fait, donc c’est les bibis qui vont s’en occuper. Pas très sérieux tout ça….
Ah au fait, tant qu’à avoir une pelle sous la main, et vu le prix de la location, on a demandé à nous faire des tranchées pour passer l’eau potable et le telecom, et pour construire un mur de soutènement…

















